Fondation du doute Ben&Fluxus à Blois

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Babi Badalov | « Make Riot not War »

Du 7 février 2026 Au 17 mai 2026

Pavillon d'exposition temporaire

Une exposition personnelle dont le commissariat a été confié à Julie Crenn.

Make Riot not War

Plutôt la révolte que la guerre.
Le moins que l’on puisse dire c’est que Babi Badalov n’a pas sa langue dans sa poche. L’artiste travaille les mots d’une manière radicale et poétique pour se jouer des langues, les entremêler, et, le plus souvent, pour fabriquer de nouveaux mots. Il déploie une véritable poésie visuelle motivée par une confusion linguistique vitale.

Babi Badalov, "Anarchi", 2020, Courtoisie de l'artiste et de la Galerie Poggi

À la Fondation du doute, Babi Badalov trouve un écrin pertinent qui visibilise sa filiation avec la communauté internationale Fluxus. Par extension, la généalogie artistique s’étire aussi bien vers le mouvement Dada que vers les contre-cultures underground. Les peintures de mots sur des tissus trouvés, les collages, les carnets dessinés et augmentés de documents, participent de ces héritages revendiqués avec joie. Sa poétique faussement absurde manifeste une pensée géopolitique, un positionnement sans compromis vis-à-vis de questions cruciales quant aux droits humains, aux systèmes de domination, aux migrations (subies et/ou choisies) ou à la liberté d’expression. Avec une économie de moyens stupéfiante, Babi Badalov pense le commun en liant la géographie, les langues, les cultures, les récits personnels et collectifs.

Babi Badalov

Né en 1959 à Lerik (République d’Azerbaïdjan), Babi Badalov vit aujourd’hui à Paris. Son oeuvre explore les limites du langage et s’intéresse notamment à la manière dont celui-ci peut nous isoler des individus avec lesquels nous ne partageons pas la même langue, alors même que la fonction première du langage est de permettre la communication. Par ce biais, l’artiste aborde des questions géopolitiques très actuelles qui font écho à ses propres expériences.

Après avoir vécu en Russie, il a en effet tenté de s’installer au Royaume-Uni, à Cardiff, mais sa demande d’asile lui fut refusée. Renvoyé en Azerbaïdjan, il a finalement obtenu l’asile politique en France en 2011. Grand voyageur et poète lui-même, Babi Badalov intègre souvent ses propres écrits dans ses oeuvres, les combinant avec des images manipulées – souvent à caractère fortement politique – pour créer des installations, des objets, des peintures ou bien des performances, qualifiant volontiers son travail de « poésie visuelle ».

Portrait de Babi Badalov, 2019 - Photo : Janarbek Amankulov

Il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, notamment au Palais de Tokyo à Paris (F), à la Biennale de Gwangju, au Nouveau Musée d’Art Moderne de Saint-Pétersbourg, au MHKA – Musée d’Art Contemporain d’Anvers, au centre culturel De Werft à Geel (B), au Cyclop à Milly-la-Forêt (F), au CASCO Art Institute à Utrecht (NL), à La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles (B), à l’Institut National d’Histoire de l’Art à Paris (F), ainsi qu’au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (CH). Il a également participé à des expositions collectives dans des institutions telles que le Stedelijk Museum d’Amsterdam (NL), le Centre National d’Art Contemporain de Moscou (RU), le Musée Benaki d’Athènes (GR), le MHKA – Musée d’Art Contemporain d’Anvers (BE), Le Plateau – FRAC Île-de- France à Paris (F), le MOCAK – Musée d’Art Contemporain de Cracovie (PL), le Centre Georges Pompidou à Paris (F), la Villa Arson à Nice (F), Les Abattoirs – FRAC Occitanie à Toulouse (F), le Musée de l’Art Soviétique de Kmytiv à Kmytiv (UA), le Musée d’Art Moderne de Moscou (RU), la Galeria Municipal do Porto à Porto (PT), la Maison Populaire de Montreuil (F), Bétonsalon – Centre d’art et de recherches à Paris (F), la Kunsthalle Wien à Vienne (AT), Kunst Meran Merano Arte à Meran (BZ), le Centre Pompidou-Metz (F), le PinchukArtCentre à Kyiv (UKR), le Centre d’Art Transpalette à Bourges (F), ainsi que le MATHAF – Musée Arabe d’Art Moderne au Qatar (QAT).

Ses oeuvres sont aujourd’hui entrées dans de nombreuses collections à travers le monde, parmi lesquelles le Museo Reina Sofia de Madrid (Espagne), le Musée d’art moderne de la Ville de Paris (France), le Stedelijk Museum d’Amsterdam (Pays-Bas), Frac Ile-de-France (France), Frac Midi-Pyrénées les Abattoirs de Toulouse (France), le Russian Museum de St. Petersburg (Russie), le MuHKA Museum Contemporary Art d’Anvers (Belgique), l’Azerbaïdjan State Museum of Art de Baku (Azerbaijan), le Kunstmuseum d’Emden (Allemagne), le Martigny Art Museum (Suisse), la collection Oetcker à Bielefeld (Allemagne), la collection Arina Kowner à Zurich (Suisse), ou encore le Zimmerli Art Museum (New Jersey, USA).



(Source : Galerie Poggi)

Quelques œuvres de l'exposition

Fondation du doute - Ben & Fluxus collection
- Entrée du public : 14 rue de la Paix /41000 Blois
- Administration : 6 rue Franciade
02 54 55 37 48