Des oeuvres et des documents autour du mouvement et de l’esprit Fluxus, rassemblés par Ben et Gino Di Maggio, avec la complicité de collectionneurs et d’artistes occupent les deux étages de la Fondation du doute. De nombreuses vitrines permettent de présenter des documents et des productions Fluxus. Des tables de lecture et de consultation, tout comme l’écran de diffusion de films Fluxus et de performances historiques, complètent le dispositif. Il s’agit d’une « mise en jeu de l’esprit Fluxus », traversée par les nombreux artistes réunis et orchestrée par Ben. Ce sont donc les oeuvres de plus de 50 artistes qui vont venir occuper les deux étages et les escaliers de la Fondation du doute. Ay-o, Eric Anderson, Art Pool, Mary Baumeister, Joseph Beuys, George Brecht, John Cage, Guiseppe Chiari, Philipp Corner, Robert Filliou, Henry Flynt, Ken Friedmann, Joe Jones, Al Hansen, Geoff Hendricks, Hi Red Center, Dick Higgins, Alice Hutchins, Ray Johnson, Allan Kaprow, Milan Kníák, Alison Knowles, Arthur Koepke, Takehisa Kosugi, La Monte Young, Jean-Jacques Lebel, Jackson MacLow, George Maciunas, Peter Moore, Nam June Paik, Yoko Ono, Robin Page, Ben Patterson, Willem de Ridder, Takato Saito, Mieko Shiomi, Thomas Schmit, Benjamin Vautier, Wolf Vostell, Robert Watts, Emmett Williams, Christian Xatrec, Groupe Zaj. Érik Satie, Marcel Duchamp, John Cage, tiennent bien sûr une place à part et sont présentés comme les pères fondateurs... Charles Dreyfus, Jean Dupuy, Arnaud Labelle-Rojoux, Serge III, seront également présents ainsi que d’autres artistes sollicités au cours des périodes d’exposition temporaire. De grands ensembles seront présentés comme l’oeuvre Fandango de Wolf Vostell, 1974, 13 tableauxpièges astro-gastronomiques de Daniel Spoerri, 1975, des oeuvres importantes de Nam June Paik, Allan Kaprow, une création de Yoko Ono, Mail Art, Ray Johnson...
Installé au coeur d’un cloître du XIXe siècle, un pavillon d’exposition entièrement vitré sert à la fois à une programmation d’événements, d’expositions monographiques, de conférences ou de concerts, de salle de projections vidéos.
Cet espace d’exposition temporaire de 210 m2 modulables est en connexion directe avec les espaces de la Fondation du doute et les collections ; l’accès est gratuit.
La programmation des événements se fait en relation également avec l’École d’art et les partenaires de la Fondation du doute.
La cour elle-même sert de lieu de diffusion ; aménagée par Le Fluxus, elle permet la programmation en été et en automne de concerts, de performances, d’événements divers. Elle est reliée directement à la Cour du doute par le passage central ouvert au milieu du Mur des mots.
Trois expositions par an, également en connexion avec des résidences d’artistes, entrecoupées de temps forts et de manifestations, assurent l’actualité artistique de la Fondation du doute.
Conçu comme un espace d’exposition à part entière, le grand escalier de la Fondation du doute sera confié tous les deux ans à un artiste afin de créer une oeuvre in-situ.
Pour le lancement, la première création a été confiée à Arnaud Labelle-Rojoux.
« J’aurais, tout compte fait, pu aussi bien appeler l’ensemble d’oeuvres présentées à l’invitation de Ben dans l’escalier de la Fondation du doute, « L’Ombre d’un doute », comme le film d’Hitchcock. Il faut dire que les escaliers ne manquent pas chez Alfred. Ils participent, ainsi que l’a formulé Lydie Decobert, d’une « dynamique de l’effroi ». Pourtant celui de L’Ombre d’un doute me semble trop symbolique (plongée/contreplongée ; dominé/dominant ; intérieur/extérieur). Trop subtil. Mais l’idée d’effroi me plaît assez, je la retiens, je la vole pour « mon » escalier de Blois, en la panachant de mystère de pacotille ; de music-hall ou de grand-guignol. D’où cet autre choix hitchcockien pour le titre Les 53 marches (à peine démarqué des 39 marches). Il s’agit d’un court voyage, comme dans un train-fantôme, mais à pied, scandé d’apparitions (sculptures, dessins, photos, vidéos) constituant une parade énigmatique et plutôt burlesque. » Arnaud Labelle-Rojoux Janvier 2013.
Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l’École des beaux-arts de Paris. Non sans humour, son oeuvre explore l’art et ses limites dans un registre absurde et poétique, d’une liberté enfantine. Influencé par Marcel Duchamp, Robert Rauschenberg, Allan Kaprow ou le mouvement Fluxus, l’artiste réalise d’abord des performances, avant de pratiquer l’écriture et d’organiser des événements. Il enseigne actuellement à la Villa Arson. Arnaud Labelle-Rojoux est représenté par la Galerie Loevenbruck à Paris
Fondation du doute - Ben & Fluxus collection
- Entrée du public : 14 rue de la Paix /41000 Blois
- Administration : 6 rue Franciade
02 54 55 37 48